Marc Lebel

"Les Te Deum d'un enfant de coeur"

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lundi 27 février 2006

Le logo de Turin vient de Lévis…

TURIN - Voici l’histoire extraordinaire du logo des jeux olympiques qui viennent de se terminer à Turin.


Maintenant que les jeux sont finis, nous pouvons enfin révéler au monde entier cette histoire peu commune. Tous les canadiens connaissent maintenant la jeune patineuse Kalyna Roberge de Saint-Étienne de Lauzon.


Kalyna Roberge

Un de ses meilleurs fans est définitivement Bertrand Ouellet, un journalier de Saint-Nicolas. Précisons pour nos lecteurs que ces deux petits villages se voisinent et qu’ils sont maintenant fusionnés à ville de Lévis, en face de Québec.


Bertrand Ouellet
Donc monsieur Ouellet avait soumis au curé de sa paroisse l’idée d’accrocher les anneaux olympiques au clocher de l’église durant la durée des XXes jeux de Turin afin de porter chance à sa protégée.


Église de Saint-Nicolas
Il essuya un refus net de la part des autorités ecclésiastiques locales, le curé se moquant même en blaguant : « on a déjà un trou dans notre clocher, on n’en fera pas des retailles d’hosties.» Notez bien aussi que ces fameuses retailles sont des grignotines appréciées au Québec.

Ne reculant devant rien, notre Bertrand Ouellet soumit son projet au cardinal de Québec, Mgr Marc Ouellet, un lointain cousin.


Le cardinal de Québec, Mgr Marc Ouellet et le Nonce Apostolique au Canada, Mgr Luigi Ventura
Celui-ci ne trouva pas mieux que d’en rire à son tour et de rapporter l’histoire à son ami, collègue et Nonce Apostolique au Canada, Mgr Luigi Ventura. Ils rigolèrent un bon coup mais Mgr Ventura saisit l’idée au vol pour un faire un bon coup de marketing pour le Vatican.


Isabella Ventura
Encore ici, il faut savoir que la propre sœur de Mgr Ventura est religieuse dans la Sainte congrégation des Dominacales, consacrées exclusivement au service papal. Isabella Ventura, de son nom de fille est responsable de la fabrication des hosties papales.


S.S. Benoît XVI
Mrg Luigi soumit donc l’idée au Souverain Benoît XVI de d’offrir une commandite au Comité organisateur olympique de Turin : l’Église fournirait ses retailles d’hosties aux athlètes en échange de quoi, les jeux de Turin feraient une bonne place aux Catholiques.

Les designers Turinois ont vite fait de récupérer l’idée de départ...

+ + =

CQFD

dimanche 26 février 2006

Chaque matin


Chaque matin au moment où
Je m’éveille
Je remercie le ciel
D’être encore là

Je dis merci à la vie
Et par de petits gestes simples
Mon univers se remplit

Qu’il pleuve
Qu’il vente
Qu’il neige
Il fait soleil
Dans mon cœur

C’est le temps de célébrer
Célébrer le temps qu’il fait
Le temps qui passe

Chaque matin est un nouveau poème
Et ma chanson est celle d’un amoureux

J’aime la vie
Elle me grise
Elle m’enivre
Elle explose en moi

Chaque matin au moment où
Je m’éveille
Je suis heureux d’être vivant
Et je dis ; Merci la Vie !

Marc Lebel, 24 février 2006
Dans le cours de Michel Pleau, U.L.
Note : Le premier vers est de Louise Dupré

La tempête

Dehors la tempête
dans la maison et mon cœur
un feu de foyer

samedi 25 février 2006

Un soleil

Un soleil tout froid
dans la blancheur du matin
jette son regard

L'Isle Verte

Question 357
- Suffit-il d'appartenir à l'Église de Dieu pour être sauvé?
- Il ne suffit pas, pour être sauvé, d'appartenir à l'église de Dieu, il faut encore observer les commandements de Dieu et de l'église.




Voici mon premier roman. Il fut publié en 1993.

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vendredi 24 février 2006

La lumière du temps


La lumière est parfois un souvenir
Qui se glisse sur le tapis du salon
Là où les heures tournent
Comme les ombres au soleil

Mais toi tu poursuis ton ombre
Et tu prends de l’âge
Un peu chaque jour
De peur d’en manquer
De peur de ne pas être assez âgé
Quand tu seras vieux

Alors tes yeux s’usent
Ton regard s’éteint

Il ne perçoit plus les nuances
Et sans que tu ne le saches
Tu es déjà vieux

Tu es devenu un vieillard
Qui a perdu
Jusqu’à sa canne blanche

Laisse-moi dormir au soleil

Marc Lebel, le 24 février 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.
Note : Le point de départ est de Louise Dupré

Louise Dupré est une poète, romancière et professeure québécoise née en 1949 à Sherbrooke.
Source : Wikipédia

Au fond de moi

Ce qui me déçoit
lorsque je pense à la mort
c’est qu’elle viendra

jeudi 23 février 2006

Regarde-moi dans les yeux


Regarde-moi dans les yeux
Que te disent-ils, mes yeux?
Y vois-tu mon âme?

Y vois-tu de la tristesse?
Celle que l’on n’a jamais fini de pleurer
Et qu’on traîne comme un boulet
Ou celle qu’on porte comme une fleur à la boutonnière?
Tu sais, la tristesse peut être heureuse…

Y-vois-tu du travail, de l’effort, de l’entrain?
Vois-tu les énergies que j’ai dépensées dans ma vie?
Comprends-tu qu’elles m’ont construit et usé?
Dans mes yeux, vois-tu où elles sont allées?

Y vois-tu de l’amour dans mes yeux?
De l’amour enfantin, libre et gratuit
De l’amour fou de la vingtaine? En reste-il encor?
De l’amour parfois infidèle et parfois inquiet pour toi?
De l’amour simplement humain?

Y vois-tu du bonheur? Au moins de la joie?
Celle qu’on appelle la joie de vivre?
La vois-tu, ma joie de vivre, dans mes yeux?

Que te disent-ils, mes yeux?
Dans mes yeux, vois-tu au plus profond de moi?
Y vois-tu les abysses de mon être?
Y vois-tu l’ombre de mon âme?

Regarde-moi, je t’en prie
Regarde-moi bien dans les yeux
Car bientôt, je les fermerai

Marc Lebel, le 23 février 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.
Note : Le point de départ (Regarde-moi dans les yeux ) est de Luc Perrier.

Le poète Luc Perrier est né à Île d'Orléans, le 29 septembre 1931

vendredi 17 février 2006

Quand vous n’êtes pas là


Quand vous n'êtes pas là
C’est sûrement l’hiver
Mais pour dire vrai
Ce n’est pas beaucoup mieux

L’hiver c’est le froid
Mais c’est aussi l’enfer
C’est la neige qui nous borde
C’est l’entrée qui déborde
Les moins vingt qui nous mordent

Dans l’entrée le barda :
Bottes, bottillons, couvre-chaussures
Grappins, guêtres, crampons
Manteaux courts
Manteaux longs
Chapeaux, foulards, passe-montagnes
Gants, mitaines, tuques, crémone

Tout ça pour affrontez l’hiver
Que vous ne connaissez pas
Car vous n’êtes pas là

Où êtes-vous donc
Moustiques.

Marc Lebel, février 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.

La vie multiple


C’est la vie multiple qui s’ébarlouit sur la table
c’est la vie de bonbons mélangés
de légumes coupés en macédoine
de pizzas garnies extra bacon oignons
de buffets «all you can eat»
du bouilli éternel du samedi
du tapioca et du pouding chômeur

C’est la vie multiple qui se fait entendre
plus fort que les ouaouarons dans la brunante
que l’orchestre symphonique du Carnegie Hall dans le RCA grincheux
que la troupe scoute en culottes courtes sur la route de Berthier
que le train sifflant au loin couvrant le chant enjoué des mésanges
que les corneilles dans les sacs verts un matin de vidanges
que les vers tristes et beaux de Rimbaud au fond des tavernes
que les grelots cons des moutons de Moncton

C’est la vie multiple qui se laisse entrevoir
sur les courtes-pointes colorées de l’enfance
par tout ce qui flotte sur le fleuve un beau jour d’été
dans les flammes et les étincelles des feux de camps au fond des bois
dans le ciel troué d’étoiles et dans ses marionnettes du mois d’août
dans les cristaux de froid quand la neige a neigé et que ma vitre est un jardin de givre

C’est la vie multiple qui parle de bonheur sans avoir les yeux tristes
la vie
la vie qui bat
la belle vie qui te fait des clins d’œil et qui valentine
celle-là même qui te souffle à l’oreille «je t’aime»
en ce quatorze février deux mille six.

MarcùLebel, le 14 février 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.
Note : Le point de départ (C’est la vie multiple qui…) est de Michel Garneau.

Michel Garneau écrivain, metteur en scène et chansonnier québécois né à Montréal en 1939.
Source : Wikipédia

mercredi 15 février 2006

Au fond de moi

au cœur de mes nuits
des douleurs crues m’envahissent
et je vous écris

vendredi 10 février 2006

Esperanza


Je n’ai jamais fermé les yeux

Esperanza chérie, ma dulcinée !

Vous, de brume lourde drapée

Où que vous soyez, recluse, cloîtrée

Un jour de bonheur vous trouverai

Soupirant votre nom dans la vesprée

Chère Esperanza, de grâce, ne vous cachez !

Hardi, serai votre chevalier

Eperonnant ma monture par monts, par vaux

Ratissant pauvres chaumières et châteaux

Cherchant partout votre fière oriflamme

Honte sur moi et sur mon âme

Esperanza, si je perds de vous la flamme

Esperanza, venez, sortez dans la lumière

Ne soyez pas qu’une vaine chimère

Cachant sous vos traits une stupide pécore

O Esperanza, ma douce, ma bien-aimée

Reine de mon cœur, je vous ai tant cherchée

Et je vous cherche encore

Marc Lebel, le 10 février 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.
Note : Les premiers et les derniers vers (Je n’ai jamais fermé les yeux; je vous cherche encore) sont de Gaston Miron.

Gaston Miron est un poète et éditeur québécois, né à Sainte-Agathe-des-Monts le 8 janvier 1928 et mort à Montréal le 14 décembre 1996.
Source : Wikipédia

dimanche 5 février 2006

Il fait un temps

Il fait un temps de château
très tard dans la braise
(Gaston Miron)



Il fait un temps
à suspendre nos poèmes sur la corde à linge
pour dire la beauté de cet instant
au creux de l’éternité

Il fait un temps à crier nos amours
à chanter la nature et à danser sur la vie

Il fait un temps à prendre nos crayons
et à peindre la cité aux couleurs de joie

Il fait un temps, mon amour, à dormir avec toi
ma Princesse, ma douce, ma mie
et à se donner un petit Prince

Marc Lebel, le 3 février 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.

Gaston Miron est un poète et éditeur québécois, né à Sainte-Agathe-des-Monts le 8 janvier 1928 et mort à Montréal le 14 décembre 1996.
Source : Wikipédia

vendredi 3 février 2006

Ce jour-là


Quand je serai un arbre
Je serai grand, fort et fier.
J’habiterai seul, près du fleuve
Heureux jour après jour
Du va-et-vient des marées.

J’habiterai au bout d’un champ
Pas trop près de la grève
Car je connaitrai la nature
Sachant que la mer, mon amie
Peut être aussi fatale pour moi.

Je vivrai heureux, au soleil ou sous la pluie
Proclamant par mon feuillage
Le temps et la saison.

Près de moi, il y aura un banc
Pour accueillir quelque temps les humains.
Certains s’y assoiront sans même me voir
D’autres me feront des confidences
Les plus stupides dresseront leur chien sur moi.

De loin, on pourra m’admirer
Avec ma chevelure en broussaille
Mes épaules carrées et mes bras ouverts.
Poètes et rimailleurs me célèbreront
Ne voyant que la moitié de moi.

Ils me chanteront dans la lumière
Ignorant tout de mes racines
Et de ma profonde intimité.
Je tairai alors mon coté sombre
Me souvenant, ce jour-là
D’avoir été un homme.

Marc Lebel, le 1 février 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.

jeudi 2 février 2006

Au quotidien

C'est la course folle
Sur l'horloge, la plus grande
s'essouffle à gagner

mercredi 1 février 2006

Un été au Viet Nam ???

C'est tout simple.

Vous avez une maison ou un appart dans la région de Québec que vous pouvez échanger pendant votre séjour au Viet Nam ? Un de mes amis vous invite à passer un à deux mois d'été dans sa petite villa à Nha Trang au bord de la mer méridionale de Chine.
Pour plus d'informations, lire la suite et contactez-moi.
mlebelm@gmail.com

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