Mais
(Il
Faut un
Mais) voici
Que Jacques est malade
Parce que la mer s’est formée

Mon
Pauvre
Ami !
Sur le bord
D’un vomissement
Qui heureusement ne vient pas

La
Mer
Toujours
Est la mer
Gonflée par le vent
Ou calme comme une flaque d’huile

Nous
Sommes
Donc à
Bastia
Sans autre pépin
Le sommeil nous fera du bien

La
Nuit
Fut bonne.
Le buffet
Pris au déjeuner
Nous remet tous de bonne humeur.

Une
Marche
Au tour
Du Vieux-Port
Nous fait découvrir
La Corse entre mer et montagne

Onze
Heures
Et vingt
Nous attend
À l’aéroport
La voiture comme prévue

Vive
Le
Lundi
Nous partons
À la découverte
Du très magnifique Cap Corse

L’île
De
Beauté
Tient son nom
J’en suis convaincu
À ses splendides paysages

Des
Courbes
Sévères
Dangereuses
Nous guettent partout
Mais partout que des «Oh !» que des «Ah !»

Des
Ponts
Romains
Biens solides
Nous prêtent leurs arches
Dans les sombres fonds des vallées

Puis
Le
Soleil
Apparaît
Puissant, lumineux
Sur une mer au bleu si pur

La
Corse
Est là
Sa splendeur
N’a vraiment d’égale
Que son accueil hospitalier

De
Ponts
En courbes
Nous voici
Au petit hameau
D’Oletta où nous nous arrêtons un peu

La
Route
Nous mène
Maintenant
Au travers d’hameaux
Agrippés à flanc de montagnes

Le
Soir
Venu
Nous voici
À Solenzara.
Nous sommes revenus à l’est

Une
Route
Beaucoup
Plus facile
Nous conduit plus loin
À la ville de Porto-Vecchio

Notre
Chambre
D’hôtel
Retenue
Nous profitons donc
De la plage de Palombaggia

Une
Nuit
De plus
À l’hôtel
Nous donne le temps
D’aller voir Bonifacio

Au
Sud
Complet
De cette île
Une citadelle
Sortie tout droit du Moyen-Âge

Un
Peu
Partout
Des cafés
Tant en haute ville
Qu’autour d’une marina grand luxe

Très
Bien
Logée
Tout au fond
D’une des calanques
Pour abriter yachts et voiliers

Un
Tour
En mer
Agitée
Nous fait découvrir
Les grottes et splendeurs du Sud Corse

Car

Depuis
Des siècles
Sont bien suspendues
Des maisons, sans peur, sur la mer

Contre
Les
Vents et
Les marées
Ces maisons affrontent
Le temps, regardant la Sardaigne

La
Corse
Du Nord
Jusqu’au Sud
Est pleine de vie
Mise en scène par la nature

Il
Nous
Faut bien
Remonter
La côte ouest, plus drue
Aussi préférée des touristes

Moi
Je
La trouve
Bien plaisante
Cette côte. Ses routes
Plus fréquentées sont donc plus larges

Une
Croûte
Cassée
(Bière bue)
À Ajaccio,
Puis c’est la recherche d’hôtel

Merde !
Dieu
Du Ciel !
L’Ascension
A tôt fait d’emplir
Toutes les chambres de la ville

C’est
Donc
La quête :
«Pouvez-vous
Nous loger ce soir?
Quatre adultes. Payons comptant!»

Tout
Est
Bien qui
Fini bien !
D’un appel à l’autre
Quelqu’un nous trouve un studio

Un
Bon
Repas
Et la nuit
Sera bienvenue
(Sans savoir ce qui nous attend…)

Au
Beau
Milieu
De la nuit
Un chat, oui, un chat
Vient se coucher dans notre lit

Aie !
Quel
Réveil !
Allez, ouste !
Pour clore ma nuit
Petite poussée d’urticaire

Le
Jour
Enfin !
Quelle nuit !
On reprend la route
Direction Calvi, mais jusqu’où

Nous
Sommes
Un peu
Fatigués
Et c’est Tiuccia
Qui saura bien nous accueillir

La
Place
Est belle
Jolie même
Avec une plage
Et les services d’une halte

Une
Halte
Pafaite
Du repos.
La dame de Pique
En soirée vient me visiter

Dire
Que
La route
Pour Calvi
Paraît sinueuse
Est un euphémisme, un mensonge !

Pour
Une
Surprise
Empruntez
«Calvi par la côte»
Du jamais vu, époustouflant !

Que
De
Tournants
Ça et là
«La quatre-vingt-un»
La fameuse départementale

À
Chaque
Virage :
Un miracle !
Se succèdent ainsi
Des paysages plus qu’étonnants.

C’est
Le
Pays
Des Calanques
Des pitons rocheux
Immenses, curieux, démesurés

Tel
Un
Petit
Ver de terre
Nous nous faufilons
Sur cette route qui serpente

C’est
Un
Rally :
D’un côté
De creux précipices
De l’autre, le murs des montagnes

Pour
Rendre
La chose
Plus piquante
De curieux marcheurs :
Des vaches en toute liberté !

On
Fait
Ainsi
Son chemin
Entre les aiguilles
Et des cyclistes courageux

Mais
À
L’arrêt
Après tant
D’obstacles franchis
Avec brio et assurance

Bang
Je
Percute
Un muret
Me cassant le nez
Sur la ligne d’arrivée ! Merde !

Merde
Et
Remerde
Mais enfin
Ce n’est presque rien
Un pare-choc égratigné

Mais
Ce
N’est pas
De ma faute
Ce maudit muret
S’est jeté devant notre auto

La
Halte
De Calvi
Un délice
C’est bon de s’arrêter
Et de goûter bière et pizza

Il
Ne
Nous reste
Que bien peu
De courts kilomètres
Avant de clore ce trajet

C’est
Au
Village
D'Algali
Soulagés, contents
Que se termine le rally

Et
Moi
Crevé
Fatigué
Je m’en vais au lit
Ahuri, jusqu’au lendemain .

Un
Mot
Dodo
Telle fut
Pour moi ce lundi
Journée de détente totale

Mais
Un grand
Vent
Qui se lève
Nous annonce hélas
Une autre traversée pénible

Dans
Cette
Charmante
Aventure
Je sais qu’aujourd’hui
Nicolas aurait vingt-sept ans

Un
Chant
D’oiseau
Me réveille
Il n’est pas cinq heures
Mais bon sang qu’il a l’air joyeux

Le
Vent
Surgit
La fenêtre
Toute grande ouverte
Fait entrer un vent menaçant

Tôt
Au
Petit
Déjeuner
L’hôtesse nous dit
Que le bateau n’entrera pas !

C’est
Un
Départ
Bousculé
Partons en vitesse
Pour nous rendre à l’Île-Rousse

Au
Quai
Personne
Ne sait rien
On sait seulement
Que le bateau a quitté Nice

C’est
Bien
Mais où
Ira-t-il ?
Viendra-t-il ici
Ou se rendra-t-il à Calvi ?

Une
Chose
Certaine
Heureusement :
Le bateau s’en vient
Nous n’irons pas à Bastia

Comme
Nous
L’avait
Annoncé
Pour bien nous presser
Notre hôtelière un peu confuse

Si
Le
Bateau
Vient ici
Bien, nous y serons
Sinon, nous prendrons la navette

Tout
Ce
Qu’il nous
Reste à faire
Est d’aller remettre
L’auto au concessionnaire Hertz

Je
Dois
Vous dire
Que la pauvre
S’est encore cognée
Aujourd’hui sur des terre-pleins

Faut
Croire
En Dieu
Quelques fois
Car aucun reproche
Ne nous est adressé. Merci !

Autre
Chose
Heureuse
Le vent fort
S’est calmé un peu
Et la traversée fut facile

On
A
Joué
À la dame
De pique à deux
Créant ainsi un nouveau jeu

Qui
Fut
Nommé
Le contrôle
Et auquel hélas
J’ai perdu mais très noblement

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