Marc Lebel

"Les Te Deum d'un enfant de coeur"

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lundi 30 octobre 2006

Misère

Après avoir passer une super fin de semaine au Camp Portneuf comme cuistot et gratteux de guitare pour le groupe scout des Exploratrices de mon quartier (Saint-Louis-de-France) je découvre au retour que j'ai du sang dans mon urine!!!

J'ai passé tout l'après-midi à l'hôpital (Saint-Sac. , l'hôpital des stomisés) pour y laisser un peu de mon liquide à des fins d'analyse.

Je vois mon Doc. jeudi !!!

Hasta la vista!!!

dimanche 22 octobre 2006

Des votes pour Harper


Stephen Harper

Monsieur Harper,
Nous avons eu un brunch familial aujourd'hui et toute ma famille votera pour vous en 2050 si les objectifs de votre plan vert sont atteints. Cela fait 13 votes pour vous, mon frère Denis n'ayant voulu y aller avec la famille parce que c'est un astineux.
Bravo !

P.S. Notre moyenne d'âge est de 64 ans, trois d'entre nous sommes cancéreux.

vendredi 20 octobre 2006

Dans le noir


Aujourd'hui dans le noir je suis toujours un enfant
Mais je n'ai plus peur
Des montres des sorcières et des fantômes

L’obscurité produit sur moi une paix en couverture de laine
Je m’endors dans cette douceur bienfaisante
Mon esprit lâche prise
Alors que mon âme s’élève pour visiter des mondes célestes

Où suis-je ? Dans un pays de lait et de miel ?
Je vais en poète découvrir l’invisible
Tout n’est que chaleur apaisante
La ville l’autre a disparu
Un paysage magnifique bucolique s’offre à moi
Aquarelle pleine de lumière

Je sens la fraîcheur du matin se poser sur mon front
Et je cueille des espoirs au goût de miel

Marc Lebel, octobre 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.

mercredi 11 octobre 2006

Lettre à un ami


Mon pays
Du Saint-Laurent monte une chanson d'automne
Et mes racines me font mal

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dimanche 8 octobre 2006

Tel est le monde

Tel est le monde ne sachant d’où il vient
Ne sachant où il va dans la suite des jours et des nuits

Le monde toujours tourne sur lui-même
Sa musique est une ritournelle
Toujours et encore il tourne
L’ombre d’aujourd’hui pareille à celle d’hier

Monde sans mémoire il tourne en rond
La paix et la guerre fidèles comme marées

En vérité tel est le monde
Pas plus fin
Qu’un chien courant après sa queue

Marc Lebel, octobre 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.

lundi 2 octobre 2006

Invisible


Mon amour est si peu pour vous
Et pourtant
Je suis la musique sous vos pas
Je suis la fragilité de vos gestes
Je suis la fraicheur sur votre front
Je suis la douceur de vos mains

Mais mon cœur vous est étranger
Je frissonne
Et ma passion brûle d'avance les mots que je voudrais vous dire
Elle éloigne de vous les attentions que je vous porte
Elle couvre de silence les aveux que j'ai mille fois préparés
Elle écarte à jamais les «Je t'aime» que je veux vous offrir

Alors je doute de moi
Et j'ai peur
Je tremble
Je nomme froideur votre regard profond
J'affirme votre démarche quelconque
Je proclame hautaine la vertu qui vous honore
Espérant bassement vous trahir
Espérant vainement vous haïr

Car je ne peux
Je ne puis
Enfin
Je n'ose

De tout temps
Je suis votre esclave dévoué
Je suis votre serviteur effacé
Je suis votre amant ignoré
Mais vous
Vous ne me considérez pas
Vous m’ignorez totalement
Vous me rejetez même
Car
Vous êtes insensible à mes gestes
Vous êtes sourde à mes discours
Vous êtes aveugle à mon amour

Je suis invisible pour vous

Que vais-je devenir sans vous
Maintenant que je suis fantôme?

Marc Lebel, 29 septembre 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.

Court dialogue sur l'invisibilité

- As-tu vu?
- Non.
- Moi non plus!

Marc Lebel, octobre 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.

Rien à voir

Ce soir là
Au creux de la forêt
Par une nuit sans lune
J'ai monté ma tente à l'aveuglette

Dans le silence toujours bruyant de la nature
J'ai fermé les yeux
Et j'ai appelé à ma souvenance
Mes idées les plus noires
Celles qui frôlent parfois
Les franges de mon esprit
À m'en faire peur

À tâtons
Les yeux toujours fermés
J'ai réussi à saisir une feuille noire dans mon sac
Je pris aussi
Parce que je la senti
Ma plume Mont-Blanc
Dont j'avais rempli au préalable
La cartouche d'encre de pieuvre

Alors
Dans l'intimité de la forêt
J'écrivis mon premier poème invisible

Marc Lebel, septembre 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.

Sur deux vers de Pierre Chatillon

Le soleil est un miroir
Que j'ai cassé pour vous
Que j'ai brisé en mille morceaux
Pour vous offrir mille éclats de lumière

Car la joie que vous m'avez donnée
Est un bonheur qui explose
Comme un feu d'artifice

Dans l'ombre noire de la nuit
Quand vous lèverez les yeux
Vous verrez encore tous ces feux
Qui ne brilleront que pour vous

Alors
Alors seulement
Alors vous saurez combien je vous ai aimé
Et pourquoi
Et comment
Pour vous seule
J'ai caché l'or de mon enfance.

Marc Lebel, septembre 2006
Atelier de Michel Pleau, U.L.

Pierre Chatillon (Nicolet, 1939 - ) est un poète, romancier, nouvelliste, essayiste, compositeur et créateur de parcs québécois.
Source : Wikipédia

Odeurs

Me sortir du lit ?
Ne me bousculez pas ; juste
L'odeur du café

Odeurs

Pour se sentir mieux
Quoi de mieux que de sentir
La soupe à l'oignon

Odeurs d'enfance (5 haïkus)

Haut comme trois pommes
Dans le tablier de maman
Mon nez sent les tartes

Samedi soir
Demain la grand-messe
Cire tes souliers

Une odeur à faire peur
Une odeur dans le noir
Celle de la fournaise

L'hiver revient
Mon chandail de hockey
Sent les boules à mites

Papa au violon
J'en profite pour mettre le nez
Dans le velours rouge de l'étui