Quand un poète écrit un roman, c'est plus que du bonbon ! Georges Bonnet est celui qui s'abreuve de la vie simple, il sait nous la rendre sensible avec ses petits riens, ses petites choses. Ses yeux de poète et la plume délicate nous font vibrer à l'histoire quasi banale des ses héros.

Georges Bonnet
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C'est avec une grande économie de moyens et une pudeur exemplaire, suivant à petits pas les personnages de son récit, que Georges Bonnet nous relate la rencontre d'Emile et Louise, septuagénaires jusqu'alors solitaires et confinés entre appartement, jardin public et cimetière, mais finalement sujets aux plus intenses débordements du coeur. C'est grâce à un art dénué de tout artifice, comme puisé à l'émotion même, qu'il sait rendre palpitante la plus partagée des banalités et tenir le lecteur en haleine. Car ces êtres - auxquels il ne doit, en principe, plus rien arriver - sont vulnérables à l'amour, à ses joies comme à ses peines, quand même il ne leur viendrait pas à l'esprit de nommer le sentiment qui les traverse et les rend à la vie.
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Professeur d'éducation physique et ancien champion de handball, c'est à 45 ans que Georges Bonnet se met à l'écriture. D'abord poète, édité entre autres à la revue ORACL (1983), puis chez Hautécriture en 1986 avec 'Les Belles Rondeurs de l'évidence', il publie son premier roman à 81 ans : 'Un si bel été' (Flammarion, 2000). Suivent 'Un bref moment de bonheur' (Flammarion, 2004) et 'Lointains' (Océanes, 2005). En 2006, ce poète octogénaire publie un troisième roman 'Les Yeux des chiens ont toujours soif', une histoire simple et pudique. Installé à Poitiers, ce poète reste discret et modeste dans sa vie comme dans son oeuvre.
Source : evene.fr