Marc Lebel

"Les Te Deum d'un enfant de coeur"

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vendredi 30 novembre 2007

Auto-portrait

Oui, vous aurez une photo bientôt, quand j'aurai mes nouvelles lunettes...

Qui me voit, voit un homme d’âge mur. Mais, quand je pense à moi, je crois avoir quarante ans. Mon visage me place dans la cinquantaine, alors que mon corps frise la soixantaine.

En moi, il y a encore l’enfant : celui qui aime le jeu, les grandes vacances, le plein air. Il y a aussi un écolier, docile, studieux, scout, séduit par les films de cape et d’épée autant que par les westerns.
Une partie de moi est encore dans l’adolescence : je suis celui qui aime faire le pitre, prêt à la délinquance, de préférence en groupe, prêt à faire des folies.
Un coté de moi est un jeune homme au front bombé d’idéal et aux vertes espérances. D’un autre coté, je suis un homme jeune, au regard clair, qui sent toujours son cœur vaciller quand il croise un regard de jeune fille.

Je me suis longtemps identifié à ma guitare et à mon travail. Aujourd’hui ma guitare est dans son étui et mon travail est fini.
La maladie a pris une partie de ma vie et une partie de mon corps.
Non, je ne suis pas lobotomisé, vous ne devinerez jamais ce qu’on m’a coupé ! Mais, regardez-moi, j’ai toujours ma barbe

jeudi 29 novembre 2007

Fibs à la lune (3)

Disque
D'or
Là-haut
Que vois-tu ?
Que sais-tu de nous
Et de nos pauvres rêves humains ?

mercredi 28 novembre 2007

Fibs à la lune (2)

Belle
Lune
Qui luit
Endormie
Mon soleil de nuit
Sais-tu que parfois je t'envie ?

mardi 27 novembre 2007

Fibs à la lune (1)


missclochette.bleublog.ch

Cette
Nuit
La lune
Est bien triste
Qu'as-tu belle lune
À tant pleurer dans les étoiles ?

mercredi 21 novembre 2007

Soirée de slam à l'AgitéE

Vous trouverez ici un compte-rendu de la soirée de lundi avec un petit bout vidéo de ma prestation...
Merci à K.
LKM. Tout est fiction

mardi 20 novembre 2007

Slam : premier slam présenté hier à l'AgitéE


projetbob.free.fr

J’aime la poésie et j’ai dit à ma femme
Crois-tu ma chérie que j’ devrais m’ mettre au Slam
Aujourd’hui on n’entend que le Grand corps malade
Et moi qu’est-ce que j’ai pour vendre ma salade

J’ai beau prendre les cours du poète Michel Pleau
Que faire de ces vers sortis de mon stylo
J’appelle ma muse chaque jour chaque nuit
Qu’est-ce que j’écris qui n’a pas été dit

Je pourrais peut-être refaire des chansons
J’en ai bien déjà fait aujourd’hui à quoi bon
Quand on pense que chanter est rendue industrie
Je laisse ma guitare au fond de son étui

Aujourd’hui c’est le Slam demain sera quoi
Une poésie de souche pour le Nous québécois
Je n’ai rien contre le Slam ‘y a queqchose de bien
Car il a réveillé le vieil alexandrin

Mais on me dit que non tout cela vient du Rap
O.K. ca va, d’accord dites-moi que j’ai pas rapp
Faudrait-il que je fasse un spectacle un striptease
Que je fasse le clown j’aimerais qu’on m’ le dise

Je ne cherche après tout qu’un public attentif
Qui accueillerait mes vers comme des pendentifs
Un public amical un public à l’écoute
À l’écoute de mes mots et qui m’aim’rais sans doute
Un public recueilli un public en émoi
Car toute poésie signifie «Aimez-moi !»

Car toute poésie signifie «Aimez-moi !»
On tape toujours sur le même clou !
On tape toujours sur le même clou !

NDLR: On tape toujours sur le même clou ! Une phrase que le slammer Louis des Ruisseaux a répété ad vitam nauseam dans sa première prestation-performance...

dimanche 18 novembre 2007

Sonnet


www.astrosurf.com

Je rêve de marcher tel Jésus sur les flots
De donner à manger, multiplier les pains
De guérir les malades, aux manchots donner mains
De réveiller les morts, rendre chair à leurs os.

Mais je ne suis que moi et la barbe sur ma peau
N’a jamais fait de moi un messie magicien.
Mes plus profonds désirs vont en peau de chagrin
Mes souhaits les plus chers en Espagne sont châteaux.

Où sont donc les seigneurs qui sauveront la planète
Qui ramèneront la joie, qui feront maison nette
De tous les va-t-en guerre et des Bush de ce monde ?

Où sont les tout-puissants, les bienheureux, les forts
Qui nous feront humains puisque la terre est ronde ?
J’ai bien peur mes amis que mes rêves ne soient morts

Le bon vieux temps


cyberechos.creteil.iufm.fr.jpg

C’était le temps où les poules avaient des dents
Où les chiens faisaient de la musique avec leur queue
Et où les vaches prenaient des marches pour aller voir les champs

C’était bien avant la locomotive
C’était il y a bien longtemps
C’était le bon vieux temps

La vie était simple et bonne
Les animaux vivaient en harmonie
Mais le dernier d’entre eux faisait le fin finaud

Il avait conservé le feu
Pour le moindre caprice
Il s’en servait pour menacer ou détruire

Il s’en pris aux poules qui en perdirent leurs dents
Les chiens cessèrent de faire de la musique
Quant aux vaches, elles s’installèrent dans un champ
Et attendirent l’invention de la locomotive
Pour regarder passer le train

C’était il y a si longtemps, que de cette époque
Seuls les poètes s’en souviennent.

Marc Lebel, novembre 2007
Atelier de Michel Pleau, U.L.

Fibs d'automne (4)

Quel
Beau
Soleil
Ce matin
Un congé d'automne
Pour oublier l'hiver prochain

samedi 17 novembre 2007

Sur le tableau de Magritte - La condition humaine


stats.uwaterloo.ca

Quand le peintre arriva la mer était basse
Il le voyait bien par l'harche de son atelier
Sur le chevalet il installa sa toile
Et il sortit

La mer s'est mise alors à monter
Quand l'eau toucha la toile
Elle s'y répandit, trainant avec elle
Son ciel, sa plage et ses vagues

Le peintre n'est pas revenu
Il n'a rien vu
Les absents ont toujours tord...

Marc Lebel, novembre 2007
Atelier de Roland Bourneuf

Fibs de pomme (2)

Une
Pomme
Posée
Sur la tête
Rend un garçon très
Heureux quand son père est Guillaume

Fibs de pomme (1)

Une
Pomme
Par jour
A-t-on dit
Chasse le docteur
Il s'agit de savoir viser

Fibs pour toi


nine297.unblog.fr

Rien
N’est
Plus doux
Que tes yeux
Se posant sur moi
Quand un nouveau jour se lève

Tu
Es
Ma joie
Mon bonheur
Ma raison de vivre
Et d’espérer des jours plus beaux

Tu
Me
Connais
Tout au fond
Toi ma seule amie
Complice et compagne de vie

Que
Tes
Yeux purs
Étincellent
À toutes ces aubes
Comme des soleils ébahis

vendredi 16 novembre 2007

Sur le tableau de Magritte - La reproduction interdite


www.versay.org.jpg

Un jeune poète
Était obsédé, perturbé par une phrase
Depuis des mois maintenant
Cette phrase le harassait, le minait

Un bon soir
Sur le napperon d'un cabaret
Il grava quelques mots
Et demanda au cuisinier
De brûler ce bout de papier au fourneau

Quand il revint chez lui
Le poète se regarda dans le mirroir
Et ne vit que son dos

Le cuisinier pris le papier de son tablier
Et lut : «Je est un autre !»

Marc Lebel, novembre 2007
Atelier de Roland Bourneuf

jeudi 15 novembre 2007

Fibs d'automne (3)

La
Pluie
Si froide
De novembre
La neige bientôt
Tombera pour un autre hiver

Fibs d'automne (2)

Le
Vent
Mauvais
De novembre
Souffle mes feuilles
Où sont passées mes amours mortes

La mairie de Québec

Qui donc chaussera les souliers
De la défunte mairesse Boucher?
Une femme, voyons ! You bet !
Alors ce sera Ann Bourget !

mercredi 14 novembre 2007

Stéphane Dion


Stéphane Dion

Mon cher monsieur Dion
Voici une question
J'espère qu'elle sera claire
Passerez-vous l'hiver ?

mardi 13 novembre 2007

La mairie de Québec

À Québec de ce temps-ci
C'est la course à la mairie
Et l'élu(e) sera un «La»
Larose, Labeaume ou la Bourget! Voilà!

Fib sur la valeur du dollar canadien

Hui
Hop
L'huard
Hatif hymne
L'hédoniste heurte
L'hypothèque hystérique

Fibs sous la brume : dialogue entre Tintin et Haddock

Tintin interpellant le capitaine :
Hep !
Haddock, pas certain d’avoir entendu quelque chose :
Hein ?
Tintin appelant de nouveau :
Haddock ?
Haddock cherchant à savoir qui lui parle :
Hauturier ?
Tintin surpris par cette méprise :
Hardi hébété !
Haddock, insulté de cette remarque :
Hocco ! Hobereau ! Héron ! Hase !
Tintin voulant savoir ce qui se passe sur le bateau :
Hissez-vous la hausse ?
Haddock, pressé :
Hâtons ! Hisse !
Tintin de guerre lasse et s’enquérant de la destination :
Hambourg ?
Havre ?
Haddock, lassé :
Hem !

lundi 12 novembre 2007

Rue San Leonardo


Je connais un jardin
Rue San Leonardo, à Florence
Un jardin bien caché
Par une haute muraille

S'offrant à un soleil amical
Les citronniers en fleurs
Y rivalisent de beauté et de parfums

Dans ses allées généreuses
Sous le regard des statues
Nous déambulons en silence
Respectueux de leur intimité

Les statues gardent mémoire
Des exploits des hommes
Des pleurs des femmes
Et des jeux des enfants

Dans cette cathédrale
Ouverte sur le ciel
Les vieilles statues nous redisent
Carpe diem !

Marc Lebel, novembre 2007
Atelier de Michel Pleau, U.L.

dimanche 11 novembre 2007

Fib en M sur les fibs

Moi
Marc
Maudit
Métronome
Mêlant mélodie
Aux mesures de la métrique

Fib en H : Heurk

Huit
Hydres
Hélas
Humeront
L'humide hydromel
Des hautes herbes des Harpies

Fib en H - Retour de Tintin au Congo

Ha!
Ho!
La houppe
Sous la hutte!
Ha! Heureux hourras
Honneur à cet homme-héros