Slam présenté au bar l'AgitéE le 17 mars 2008
Tu aimes la poésie, j’aime ta peau aussi
Ta peau qui t’embellit
Ta peau comme folie
Ta peau qui se délie pour commettre un délit
Et qui me laisse démoli quand mon cœur faiblit
Ta peau, peau sur peau
Ta peau contre la mienne
Ta peau qui m’enveloppe
Ta peau, qu'à cela ne tienne
Moi, je te développe
Mais ni l’œuf, ni l’enveloppe, je ne prendrai rien
Rien d’autre que toi, ma poule aux yeux d’or
Je ne veux que ton corps
Que tes seins, que tes reins
Que tes petits riens, tes petits mots doux
Qui me collent à la peau
Tes mots, tout bas, collants
Car tu es un poème vivant
Et, pour toi, j’aime me faire poète
Pour te faire des pouets pouets
Tu aimes la poésie, j’aime ta peau aussi
J’aime ton front, tes seins, ces fleurons glorieux
J’aime ton cou qui sait porter la croix
Et ta joie en est une des pas pires
Quand tes jambes se déploient
Quand elles réclament mes exploits !
Quand vaincu enfin ton sexe ploie !
Quand, mignonne, nous allons voir s’il est rose
Et qu’il explose derrière la porte close
J’aime ta peau blanche comme neige
Ah, comme la neige a neigé, sur toi Blanche-Neige
Ma Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,
Qui ne fait pas la moue, aux plaisirs excessifs
J’aime le son que font
Mes grelots cons de mouton de Moncton
Qui laisse à mon cœur une douceur autochtone
J’aime ta peau tendre, j’aime entendre
Le chant de ton corps, le soir au son du hautbois
J’aime m’étendre près de toi et me détendre dans tes bras
J’aime ta peau, j’aime y faire courir mes mains
Mes mains qui courent jusqu’à demain
Qui suspendent le cours des heures propices
Pour te manger tout rond comme un pain d’épices
Ou comme une biscotte de sésame
Que je bécote, sirote, grignote en m’écriant : «Sésame, ouvre-toi !»
Ouvre-moi ta grotte pour l’amour du jeu
Qu’il est rigolo mon picolo
Mon serpent qui siffle sur ton slip
Qui rêve d’un grand slam de Stumpf sur ton string
Mon picolo qui te prépare un coup de sling-shot
Par les soirs bleus d’été quand il va se promener
Quand tu lui tends tes lèvres frileuses
Et qu’il attend, tout de fièvre, une fin heureuse
Quand tu le fais chanter enfin comme flûte de pan
Et que dans des mains blanches tu lui fais faire pan-pan
Oh muse, prête-moi ton lit et me fasse baiser…
Car, tu aimes la poésie, et j’aime ta peau aussi