
Michael Sabia, controversé à la CDP
Source : La Presse
Monsieur,
Honnètement, vous vous êtes mis dans le trouble en nommant M. Michael Sabia à la caisse de dépôt et placement du Québec. Selon vos adversaires, le choix de Michael Sabia est tellement mal avisé que le gouvernement devrait reprendre à zéro le processus de sélection.
Je vous soumets donc ma candidature, en me distinguant de ce monsieur que je ne connais pas.
Lui
Moi
Né d'une célèbre féministe en Ontario.
Je suis né d'une mère de famille ordinaire au Québec.
Il fait sa marque au gouvernement fédéral de 1983 à 1993 où il conçoit et met en oeuvre la TPS.
Je n'ai fait ma marque nulle part. Je suis contre les graffitis, les tags et la TPS.
Sabia aboutit à la Société des chemins de fer nationaux, et le CN voit sa valeur nette quadrupler sur les marchés.
J'ai pris rarement le train. Je préférais l'autobus de la compagnie Orléans (dont l'ancêtre est Lemelin ayant moi-même tenté de sortir avec Paulette Lemelin, une nièce lointaine du fondateur, au début des années 70). Je me suis fendu en quatre, mais ça n'a pas marché et c'est de valeur.
Michael Sabia arrive à Bell Canada International en 1999, un poste qui le mène jusqu'au siège de grand patron de BCE en 2002 alors que son mandat est marqué par le délestage de plusieurs filiales - Téléglobe, Bell Canada International, BCE Emergis, Bell Globemedia -.
Je déteste Bell Canada, un compagnie qui ne considère pas que mon appel est important pour elle. Je l'ai délestée moi-même pour Vidéotron.
Le conglomérat BCE accepte en juin 2007 une offre d'achat de 51,7 milliards de dollars du fonds ontarien Teachers' et de ses partenaires; transaction qui avorte 18 mois plus tard après de multiples écueils.
18 mois ! C'est bien bon pour eux... Ce moment d'attente est bien involontaire de notre part.
Outre ce parallèle édifiant, je vous avoue que je suis tellement nul en finances que je ne saurais comment m'y prendre pour perdre 40 milliards de dollards.
Je suis votre serviteur, Monsieur.